La psychologie cognitive: ses origines

La psychologie cognitive vient à la fois de la philosophie et de la biologie. Les grecs distinguaient déjà la médecine du corps de celle de l'âme où deux visions s'opposaient, celle d'Aristote qui stipulait que le savoir vient des sens et de l'expérience (théorie génétiste) et celle de Platon (théorie innéiste) qui estimait que le savoir se crée bien avant la naissance des individus.

C'est Wolff qui au XVIIIème siècle répand l'usage du mot psychologie avec deux concepts: Psychologie Empiria (empirique: basée sur l'expérience) et Psychologia Rationalis  (rationnelle: basée sur la philosophie)

Plusieurs visions s'affrontent à l'époque. Pour Kant, la psychologie n'est pas une science contrairement à Herbart pour qui elle est basée sur l'expérience, de même de nombreuses études expériementales menées à l'époque viennent enrichir cette discipline naissante via notamment Weber et la notion de seuil absolu qui démontre une corrélation entre les phénomènes physique et mentaux, Donders et le temps de réaction (phénomène lié aux opérations mentales), Wundt et sa théorie de la perception sensorielle ou encore Helmotz et son étude sur la perception des couleurs par l'oeil (théorie de vision des couleurs)

Ainsi la psychologie expérimentale est caractérisée par l'utilisation d'outils pour comprendre les phénomènes mentaux, et à la fin du XIXème siècle est créé le premier laboratoire de recherche en psychologie.