La psychose: délire, illusion et hallucination

La psychose se caractérise par une absence d'Oedipe, par des symptômes de délire et de perte de contact avec la réalité. Dans les psychoses, la relation avec l'objet est fusionnelle et l'autre n'existe pas.

L'angoisse du psychotique est une angoisse de morcellement (Freud), c'est à dire une angoisse de mort et qui est à l'origine de ses symptômes de délire. Le conflit pour le psychotique se situe entre son moi et la réalité qui est trop violente pour lui et incompatible avec lui. Le symptôme de dédoublement de la personnalité intervient lorsque le Moi est trop fragile pour affronter la violence de la réalité.

Pour Esquirol, les délires dans les psychoses sont de trois types:

  1. Monomanie affective: altération de l'humeur et pas de délire.
  2. Monomanie instinctuelle: caractérisée par des passages à l'acte
  3. Monomanie intellectuelle: ceux qu'Esquirol appellent les fous d'orgueil (i.e mégalomanes), les fous incendiaires (i.e pyromanes), les excès génésiques (i.e nymphomanes) les buveurs en excès

Les délires du psychotique, qui sont pour lui des mécanismes de défenses vis à vis de la réalité se caractérisent par un ou plusieurs des éléments suivants:

  1. Hallucination: de type psycho-sensoriel et/ou psychique
  2. Fabulation: le sujet raconte des éléments qui pris un à un sont plausibles mais enchainés les uns au autres deviennent complètement incohérents.
  3. Illusion: caractérisée par la perception déformée d'un objet réel.
  4. Interprétation délirante: le psychotique a une perception de la réalité mais l'interprète d'une façon qui ne reflète pas la réalité.
  5. Intuition délirante: idée que le sujet semble venir de lui-même mais qui relève du délire.